Symbiose Psychologie, accueil

Neurodiversité

Quel est le lien entre TDAH et sommeil ?

Les difficultés de sommeil sont très fréquentes dans le TDAH adulte. Beaucoup décrivent un endormissement repoussé, une pensée qui ne s'arrête pas au moment de se coucher, et des réveils matinaux laborieux. Sommeil et attention s'entretiennent mutuellement : une dette de sommeil aggrave les symptômes du TDAH le lendemain.

Baptiste Carreira Mellier·Psychologue et neuropsychologue·

Pourquoi l'endormissement est-il souvent retardé ?

Le retard de phase, c'est-à-dire une horloge interne décalée vers le soir, est décrit plus souvent dans le TDAH. S'y ajoutent l'hyperactivité mentale du coucher et la difficulté à interrompre une activité stimulante, comme les écrans.

Ce cercle est concret : on repousse le coucher, on manque de sommeil, l'attention et la régulation émotionnelle sont plus fragiles le lendemain, ce qui rend la journée plus coûteuse encore.

Sur quoi peut-on agir concrètement ?

Les repères d'hygiène de sommeil s'appliquent, avec une attention particulière à la régularité des horaires, à la réduction des écrans en soirée et à un rituel de coucher qui aide le cerveau à ralentir. Ces leviers ne règlent pas tout, mais ils comptent.

Si les troubles du sommeil persistent ou s'aggravent, ils justifient un avis médical : ils peuvent relever d'un trouble du sommeil à part entière, qui se prend en charge pour lui-même.

À retenir

  • Les troubles du sommeil sont fréquents dans le TDAH adulte.
  • Le retard de phase et l'hyperactivité mentale du coucher sont souvent en cause.
  • Le manque de sommeil aggrave les symptômes du TDAH le lendemain.
  • Des troubles persistants justifient un avis médical dédié.

Sources

  • HAS, TDAH de l'adulte, recommandations (2024)
  • Kooij et al., consensus européen sur le TDAH adulte (2019)

Pour aller plus loin