Neurodiversité
Qu'est-ce que la dysrégulation émotionnelle dans le TDAH ?
La dysrégulation émotionnelle désigne une difficulté à moduler l'intensité et la durée des émotions : elles montent vite, fort, et retombent lentement. Elle n'est pas un critère officiel du TDAH dans le DSM-5, mais elle est aujourd'hui bien décrite dans le TDAH adulte et pèse souvent lourd dans le quotidien et les relations.
Comment se manifeste-t-elle ?
Une contrariété ordinaire peut déclencher une réaction disproportionnée par rapport à la situation, puis un temps de récupération long. Certaines personnes décrivent une impatience forte, une irritabilité, ou à l'inverse un débordement de joie ou d'enthousiasme.
Ce n'est pas un manque de volonté ni une immaturité : c'est le même défaut de régulation qui touche l'attention, appliqué cette fois aux émotions.
Et la sensibilité au rejet ?
On entend souvent parler de « sensibilité au rejet » (parfois désignée par le sigle anglais RSD). Ce terme décrit une douleur intense ressentie face à un rejet réel ou perçu. Il est utile pour nommer un vécu, mais il ne s'agit pas d'un diagnostic reconnu dans les classifications officielles : nous le présentons avec prudence.
Ce qui compte cliniquement, c'est que ces réactions se travaillent : les repérer tôt dans le corps, comprendre leur déclencheur et poser des stratégies concrètes réduit leur emprise.
À retenir
- •Des émotions vives, rapides, difficiles à contenir.
- •Fréquente dans le TDAH adulte, sans être un critère officiel du DSM-5.
- •La « sensibilité au rejet » nomme un vécu, ce n'est pas un diagnostic reconnu.
- •Ces réactions se repèrent et se travaillent concrètement.
Sources
- DSM-5-TR, APA (2022)
- Barkley, régulation émotionnelle et TDAH